Mountainbiker starten auf einem felsigen Schneehang vor Bergpanorama im Sonnenaufgang.

Montagne de l’Enfer 2026 : le départ en masse avec 1.073 cavaliers

6 min de lecture

Le 21 juin 2026, 1 073 vététistes se tenaient à 3 413 mètres d’altitude sur le glacier des Deux Alpes. Un signal de départ, puis tout le peloton s’est élancé d’un seul coup : en descente, à travers la neige, les pierriers et le bikepark, avec 2 500 mètres de dénivelé négatif d’une traite. Tu ne gagnes pas la Mountain of Hell en pédalant plus fort. Tu gagnes parce que tu restes debout dans le chaos. C’est exactement pour ça que cette course s’affiche actuellement dans un flux sur deux.

Sprint express

  • La Mountain of Hell 2026 s’est déroulée le 21 juin aux Deux Alpes avec le plus grand peloton de son histoire : 1 073 coureurs issus de 27 pays.
  • Un départ groupé à 3 413 mètres d’altitude, puis 2 500 mètres de dénivelé négatif sur 27 kilomètres à travers la neige et le bikepark.
  • Kimi Viardot s’est imposé en environ 24 minutes, avec à peine 12 secondes d’avance sur Damien Oton.
  • Ce que les vidéos virales des caméras embarquées ne montrent pas : le véritable risque se situe dans les 90 premières secondes, pas dans la vitesse.

1 073 participants, un coup de feu, pas de plan B

Imagine-toi sur un glacier. Le froid au visage, l’air raréfié dans les poumons, et à tes côtés, plus de mille personnes équipées de casques intégraux et de vélos de descente. Puis le coup de feu retentit. Tout le monde s’élance en même temps. Vers le bas, sur la neige.

C’est ainsi que commence la Mountain of Hell. En 2026, elle était plus fréquentée que jamais. 1 073 partants de 27 nations se sont jetés sur le parcours le 21 juin aux Deux Alpes, avec au programme une catégorie e-bike et une course enfants. Une compétition classique ? Plutôt un chaos organisé avec chronométrage.

Plus de 1 000 vététistes s'élancent simultanément dans l'incertitude de la course sur glacier.
Plus de 1 000 vététistes s’élancent simultanément dans l’incertitude de la course sur glacier.

Les vidéos que tu vois partout en ce moment montrent surtout les images spectaculaires : le passage dans la neige, les sauts, la vitesse dans le bas du bikepark. Le moment le plus difficile se situe plus haut, lorsque le peloton se resserre pour la première fois et que mille coureurs cherchent la même trajectoire. C’est là que se joue ta journée : soit ça roule, soit c’est fini.

Pourquoi ce parcours est si impitoyable

Les chiffres expliquent pourquoi cette course peut basculer si vite. De la ligne de départ sur le glacier jusqu’à la vallée, ce sont 2.500 mètres de dénivelé sur 27 kilomètres. En haut, la neige, au milieu, un terrain meuble, en bas, le bikepark rapide et aménagé. Trois surfaces totalement différentes en moins d’une demi-heure, si tu joues aux avant-postes.

La Mountain of Hell 2026 en chiffres
1.073
Partants (record)
3.413 m
Altitude de départ sur le glacier
2.500 hm
Descente d’une traite
~24 Min
Temps du vainqueur Kimi Viardot

La neige en haut est d’ailleurs plus traître que la vitesse en bas. Avec un air raréfié et un sol froid, ton pneu réagit différemment de ce que tu connais sur tes sentiers habituels. Celui qui freine trop de l’avant ici finit au sol. Ce feeling pour la traction et le regard, ce n’est pas quelque chose que tu improvises le jour de la course, mais ce que tu travailles pendant des mois sur les sentiers à l’entraînement.

Kimi Viardot a avalé tout ça en environ 24 minutes, battant Damien Oton de 12 secondes. Après près de 25 minutes de descente à fond. Cela en dit plus sur la régularité que sur le courage.

Ce que tu dois en retenir si l’envie te démange

Je comprends l’attrait. Quand on fait du VTT, on regarde ces images et on se dit tout de suite : pourrais-je le faire aussi ? Réponse honnête : peut-être, mais pas sur un coup de tête. La Mountain of Hell n’est pas une case à cocher sur une bucket list pour un mardi de libre.

Si le sujet te passionne, ne commence pas par le glacier. Commence par les bases : freiner proprement, regarder loin devant, position du corps dans les pentes raides. Ce sont précisément ces détails qui, lors d’un départ groupé, font la différence entre la chute et le plaisir. Ceux qui débutent feraient mieux de d’abord acquérir de l’assurance sur de vrais sentiers avant de penser à la neige.

Au final, le mental compte plus que les jambes. Cette course ne récompense pas les coups de pédale les plus puissants, mais le calme dans la mêlée. Ceux qui finissent aux avant-postes ne roulent pas à la limite. Ils restent juste en dessous et laissent les autres faire les erreurs.

Cool-down

Qu’est-ce que la Mountain of Hell au juste ?
C’est une descente avec départ groupé aux Deux Alpes, en France. Plus de mille coureurs s’élancent simultanément depuis le glacier pour dévaler 2.500 mètres de dénivelé sur 27 kilomètres jusqu’à la vallée. Le temps est chronométré, mais tout le sel de l’épreuve réside dans ce départ collectif.
As-tu besoin d’un vélo spécifique pour ça ?
La plupart des participants roulent sur des vélos d’enduro ou de descente avec un gros débattement et des freins puissants. Bien plus que le matériel le plus cher, c’est la technique adaptée au parcours qui prime : des pneus accrocheurs pour la neige et les terrains meubles, et des freins qui ne faiblissent pas après 25 minutes de sollicitation intense.
Le départ groupé est-il vraiment si dangereux ?
La phase critique, ce sont les premières secondes, lorsque le peloton se resserre sur la neige. C’est là que se produisent la plupart des chutes, et non dans la section à grande vitesse plus bas. Celui qui s’élance de manière défensive et ne remonte qu’après le premier goulet d’étranglement s’en sort beaucoup plus en sécurité.
Puis-je participer en tant qu’amateur passionné ?
En principe oui, le peloton est un mélange de professionnels et d’amateurs expérimentés. La condition sine qua non est de maîtriser la technique de descente et d’avoir de l’expérience sur des terrains escarpés et variés. S’y lancer spontanément et sans préparation n’est vraiment pas une bonne idée.
Sur quoi dois-je me concentrer en premier à l’entraînement ?
Sur les bases : un freinage dosé, le regard porté loin devant et une position du corps stable dans les pentes raides. Cette technique te permettra de franchir n’importe quel passage, que ce soit sur neige ou en bikepark. Le matériel et le courage ne viennent qu’ensuite.

Source des images : image d’en-tête et illustrations générées par IA (mai 2026)

Source de l’image : image d’en-tête et illustrations générées par IA (mai 2026)

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